Dans un contexte de maitrise des dépenses publiques, le budget de la santé pour 2026 soulève de nombreuses interrogations quant aux moyens accordés aux hôpitaux, aux conditions de travail des professionnels, à l’accès aux soins pour toutes et tous, ainsi qu’au financement des associations.
Les associations de santé, de patients, de personnes en situation de handicapes et de luttes contre la précarité occupent une place essentielle dans notre système de solidarité.
Elles informent, orientent, préviennent, accompagnent et soutiennent, notamment celles et ceux que la maladie, le handicap ou la précarité risquent d’isoler.
Leur action est d’autant plus indispensable lorsque l’accès aux soins devient difficile, que le reste à charge augmente et que les structures sanitaires, sociales et médico-sociales sont soumises à des contraintes budgétaires croissantes.
La pression financière, l’insuffisance des financements et la hausse continue des coûts de fonctionnement fragilisent les trésoreries et réduisent les capacités d’action.

Steeve Gaudin, membre du bureau associatif
Derrière ces choix budgétaires, des risques bien réels se dessinent :
— un recul de la prévention
— un affaiblissement de l’accompagnement social et médico-social
— un creusement des inégalités sociales et territoriales de santé
La santé ne peut être considérée comme une simple variable d’ajustement budgétaire.
La prévention, l’accompagnement et la solidarité sont des investissements indispensables pour garantir à chacune et chacun un accès digne et équitable aux soins.
Soutenir les associations, c’est préserver le lien social, renforcer la prévention et défendre un système de santé plus juste, plus accessible et plus solidaire. C’est précisément l’ambition portée par l’Association Ambroise Croizat, dont le projet stratégique associatif place la réponse aux besoins des personnes, la qualité des accompagnements et la coopération au coeur de ses orientations.
Ce projet stratégique, auquel ce numéro de Contacts est consacré, affirme notre volonté de consolider les missions de l’AAC, de faire évoluer nos réponses et de poursuivre notre engagement dans les champs sanitaire, social et médico-social. Il constitue notre feuille de route collective face aux transformations du secteur et aux attentes croissantes des personnes que nous accueillons et accompagnons.
Le budget de la santé pour 2026 doit donc être à la hauteur des besoins de la population et des réalités rencontrées sur le terrain. Il est indispensable de garantir des moyens suffisants aux établissements, de soutenir les professionnels et de préserver les financements des associations qui jouent un rôle essentiel dans la prévention, l’accompagnement et l’accès aux soins.
Réduire les moyens consacrés à la santé et à la solidarité, c’est prendre le risque d’aggraver les inégalités et de fragiliser davantage les personnes les plus vulnérables. Il est urgent de construire un budget responsable, fondé sur les besoins humains et non sur les seuls objectifs d’économie.
Investir dans la santé, soutenir les associations et renforcer la solidarité, c’est investir dans l’avenir de notre société. La sante est un droit pour toutes et tous et non une dépense que l’on peut réduire sans conséquence.
